Selon la norme européenne EN13432, il faut que la matière soit : • biodégradable à plus de 90% en moins de 6 mois • désintégrable, c'est à dire fragmentée et invisible dans le compost final (les morceaux de plus de 2 mm doivent être inférieures à 10% du total) • sans teneur en métaux lourds • stable en pH, sel, matières volatiles
Le compostage est une excellente façon de contribuer à limiter les rejets de CO2 : pour chaque kilo de matière compostée, on évite 250 grammes de CO2 rejeté. Le compost est en outre un très bon engrais naturel pour les cultures, totalement intégré à la chaîne alimentaire.
Le compostage se base sur un phénomène spontané de transformation de la matière organique qui se déroule dans des conditions particulières de température et d'humidité (dans des composteurs). A la fin de ce processus, le déchet initial est transformé en une substance appelée compost qui a l'odeur et l'aspect du sol fertile. Cette substance est par ailleurs stérilisée et stabilisée puisqu'elle a été privée de tout microbe pathogène et de toute substance putrescible. Dans les centres industriels de compostage, le processus est contrôlé et optimisé en vitesse et en température.
C'est la série de réactions chimiques irréversibles, à travers laquelle en nature ou en conditions artificielles, se produit la décomposition d'une substance. Un rôle important dans la biodégradabilité est joué par les micro-organismes qui, présents en tout milieu, se nourrissent des déchets organiques et transforment ainsi la matière organique en anhydride carbonique. Ils complètent le cycle naturel qui part de la création de la matière organique à travers la photosynthèse.