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Un jardin Bio n’est pas forcément en friche, bien au contraire. Une magnifique pelouse écologique, des végétaux variés et pas de nuisibles, c’est possible sans chimique. Voilà comment s’y prendre :
Les produits chimiques utilisés en jardinage servent généralement à nourrir les végétaux (engrais azotés), à faire fuir les nuisibles (pesticides) ou à tuer les mauvaises herbes indésirables (herbicides).
A court terme, ces produits remplissent leur rôle mais détruisent aussi l’écosystème et affaiblisse celui-ci en déséquilibrant le milieu ; les coccinelles par exemple, prédateurs naturels des pucerons fuient les espaces traités.
Devenu fragile, le milieu va être encore plus sensible aux attaques et de nouveaux traitements seront nécessaires pour les combattre et ainsi de suite ; c’est la spirale infernale.
Au lieu de détruire l’écosystème, il s'agit au contraire le renforcer et c’est la variété des espèces et son équilibre qui seront les meilleurs alliés de l'environnement :
Des plantes en manque d’eau sont affaiblies et vulnérables aux maladies. Mais pour être en harmonie avec la nature, il faut aussi être économe en resssources naturelles.
Alors voici nos conseils pour se simplifier la vie, faire des économies d'eau et offrir à votre espace botanique l’humidité nécessaire à leur croissance :
Pour les haies, les massifs et le potager, installez un système goutte à goutte avec un programmateur électrique (Gardena est une marque de bon rapport qualité/prix).
Ces systèmes présentent de multiples avantages :
(*) Un arrosage violent au jet a tendance à glisser en surface et n’atteint pas les racines.
En complément, on veillera à biner en surface pour casser la croute de terre séchée qui freine la pénétration de l’eau et du compost dans le sol et à pailler les massifs (écorces d’érable, pailles, copeaux de bois…) qui limitent l’évaporation.
Pour le gazon, des aspersions longues et profondes sont conseillées mais dévoreuses pour les nappes phréatiques : minimum 20 litres par m2 et par arrosage.
En alternative, nous privilégions une brumisation de surface (pas plus de 0.2 litre par m2) mais très réguliére (quotidien en été), effectuée le matin sur un sol refroidi par la nuit. L’idéal est d’installer un dispositif enterré avec des buses fines pour créer un brouillard très diffus. Cette technique ne peut convenir qu'en cas de températures modérées (pas plus de 25°C) et avec un complément en pluie régulier.
