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Tuyau en PVC, bouteille en PET, isolant polystyrène, pare-choc en ABS, joint en téflon ou en silicone, visière de casque en polycarbonate…Les noms de ces matières familières appartiennent tous à la grande famille du plastique.
Il aura certainement été le symbole absolu de la société de consommation du 20ème siècle et de l’ère du jetable avant l’avènement du bioplastique. Chaque habitant de pays développé en utilise plus de 100 kg par an ; emballage, pièces de voiture, électroménager, matériaux d’isolation, jouets d’enfant, table de jardin, tissu microfibre...Tous les domaines de la vie quotidienne sont concernés. Sous l’impulsion des industries du packaging notamment sa production a encore été multipliée par 3 dans les 20 dernières années. Sa production annuelle mondiale dépasse aujourd’hui celle des métaux et engloutit 8 % du pétrole extrait dans le monde !
Ce polymère synthétique dérivé du pétrole inventé dans les années 20 a été constamment, adapté, diversifié et sans cesse amélioré dans ses propriétés mécaniques, thermiques ou esthétiques. Que de chemin parcouru depuis le bakelite noir et cassant apparu dans l’entre-deux guerres ! Aujourd’hui devenu résistant, transparent, façonnable et déclinable dans toutes les couleurs, il n’en garde pas moins un problème de taille : c’est un désastre écologique et un danger potentiel pour la santé.
L’impact sur l’environnement et sur l’homme de ce matériau star de la société de consommation est énorme à tous les stades de son cycle de vie :
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Durée de biodégradabilité |
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Mouchoir en papier |
Cannette en aluminium |
Sac de supermarché |
Bouteille d’eau |
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3 semaines |
80 ans |
500 ans |
1000 ans |
Et encore ! il ne s’agit pas vraiment de biodégradabilité ; il s’agirait plutôt de fragmentation en microparticules qui terminent leur course dans les océans du globe. Elles se concentrent à des endroits tourbillonnaires de courants marins appelés « Trash vortex ». il en existe 8 dans le monde, dont un en Méditerranée à l’ouest de la Corse. Le plus important est situé en pacifique nord. Sa taille est grande comme…1,5 fois la France. Pour chaque kilo de plancton dans cette zone, on y trouve 6 kilos de plastique.
Ces fragments sont ingérés par les poissons (notamment les myctophidés) et se retrouvent dans la chaine alimentaire. Les scientifiques n’ont pas de recul pour évaluer les conséquences de long terme sur l’ensemble de la chaine et donc sur l’homme. Les 100.000 mammifères marins et le million d’oiseaux de mer morts tous les ans par ingestion de sacs ou objets ne sont pour l’instant que la partie émergée de l’iceberg (source Programme des Nations Unies pour le Développement).
Le bioplastique est une ressource durable dans la mesure où elle provient de ressources végétales, notamment d’amidon de maïs, de betterave ou de pomme de terre. Il est associé pour sa fabrication à de l’huile de tournesol dans le cas du Mater-bi, bioplastique star du leader mondial italien Novamont. Entièrement biodégradable, il peut être décomposé avec les déchets organiques pour devenir du compost.
Son empreinte environnementale est très faible puisque le carbone qu’il rejette à sa destruction est équivalent à la consommation en CO2 de la plante qui a servi à le fabriquer. Le bioplastique sert aujourd’hui à faire des sacs de supermarché, des fournitures de bureau écologiques ou encore des stylos en amidon. Mais ils restent pour l’instant en raison de leur coût assez limités à l’emballage.
De nouveaux procédés permettent aujourd’hui d’obtenir du bioplastique transparent (PLA utilisé des les gobelets biodégradables) ou résistant à la température (C-PLA utilisé dans les couverts jetables bio).
